Veille Juridique du Cabinet BRG

15/06/2018 
Actualité Juridique par Me Vincent Raffin

Préjudice corporel - traumatisme crânien - accident de la route

Cet arrêt rendu ce 6 juin 2018 par la Cour d’appel de Rennes se révèle instructif à plus d’un trait.

En premier lieu, il permet l’indemnisation d’une aggravation suite à une première transaction datant de plus de huit ans et pour des faits datant de 2006.

En second lieu, l’incidence professionnelle est indemnisée de manière enfin satisfaisante avec dans ce dossier une somme de 110 000 € allouée à la victime pour ce seul poste de préjudice en raison d’une perte de chance d’exercer son activité antérieure à temps plein.

En troisième lieu, il est retenu un préjudice esthétique temporaire en lien avec des troubles cognitifs qui étaient visibles à l’ensemble de son entourage.

En quatrième lieu, il est retenu un préjudice d‘agrément sur la base d’attestations et sans justificatif d’une licence démontrant l’exercice d’une activité sportive spécifique. C’est heureux !

Enfin s’agissant de la perte de gains professionnels futurs, la Cour actualise pour chaque année la perte de salaire servant de base de calcul en appliquant le convertisseur INSEE tenant compte de la dépréciation monétaire.

Il est juste regrettable que la Cour n’ait pas fait application du barême de la gazette du palais publié fin 2017.

CA RENNES, 6 juin 2018

 

14/06/2018 
Actualité Juridique par Me Emmanuel Rubi

CCMI : faute personnelle du gérant pour défaut de CCMI et de souscription à une assurance décennale

Les époux Z... ont confié la construction de leur maison à la société ABC construction. Les plans ont été réalisés par M. B..., architecte, par ailleurs gérant de cette société.

Après expertise, les époux Z..., se plaignant notamment de désordres, ont assigné la société et M. B... en requalification du contrat en contrat de construction de maison individuelle, en annulation de ce contrat et en indemnisation.

14/06/2018 
Actualité Juridique par Me Emmanuel Rubi

PRESCRIPTION : point de départ de l’action contractuelle, entre la livraison des matériaux et la date de découverte de la non-conformité

L’EARL F, qui avait fait construire par la société B. un chai de vinification, réceptionné le 6 août 2001[ndlr : réception tacite par prise de possession], dont la société C. avait fourni les matériaux de charpente, a, à la suite de l’apparition de désordres, déclaré, le 14 mai 2013, son sinistre auprès de son assureur, puis sollicité en référé, les 13 et 14 juin 2013, la désignation d’un expert avant d’assigner, les 24 et 28 juillet 2014, les sociétés B. et C. en paiement du coût des travaux de confortement provisoire, ainsi que de dommages-intérêts pour perte de jouissance et perte d’exploitation.

06/06/2018 
Actualité Juridique par Me Vincent Raffin

Préjudice corporel - Accident de la route - perte de revenus - incidence professionnelle

Cet arrêt présente un double intérêt juridique :

06/06/2018 
Actualité Juridique par Me Vincent Raffin

Préjudice corporel – assistance tierce personne – taux horaire – ONIAM

Le Conseil d’Etat censure une décision de la Cour administrative d’appel de Nantes qui avait indemnisé le besoin en aide humaine sur la base d’un taux horaire de 10 € soit un taux inférieur au SMIC augmenté des cotisations sociales dues par l’employeur !

06/06/2018 
Actualité Juridique par Me Vincent Raffin

Responsabilité médicale - rapport d’expertise - erreur médicale - préjudice permanent

Cet arrêt du conseil d’état se révèle intéressant en ce qu’il indique qu’une cour d’appel ne peut se fonder pour exclure l’indemnisation de préjudice sur un rapport d’expertise qui conclut à une hypothèse non certaine à défaut d’autres éléments résultant du dossier et venant corroborer cette hypothèse.

04/06/2018 
Actualité Juridique par Me Vincent Raffin

Droit Médical - infection nosocomiale - préjudice - structure responsable

Voici une jurisprudence qui permet de démeler les responsabilités parfois imbriquées lorsque un accident ou une infection apparaît dans le cadre de l’exercice libéral de médecins mais dans le lieu de leur exercice public, à savoir l’hôpital, ou bien dans le cadre d’une convention sanitaire entre une structure privée et une structure publique.

05/06/2018 
Actualité Juridique par Me Emmanuel Rubi

COPROPRIETE : la location de meublés touristiques contraire à la destination de l’immeuble en copropriété

Des copropriétaires louent leurs studios dans une copropriété, sous l’appellation « hôtels studios meublés » pour des séjours brefs, intégrant la fourniture de services hôteliers.

Des copropriétaires les assignent en remise en état des lieux, tandis que les bailleurs « meublés » demandaient que la clause du règlement de copropriété interdisant de louer les chambres des appartements à des personnes différentes, soit déclarée illicite car portant atteinte à leur droit de jouissance et n’étant pas justifiée par la destination de l’immeuble.

La cour de cassation considère « qu'ayant retenu qu'il résultait des stipulations du règlement de copropriété que l'immeuble était principalement à usage d'habitation, avec possibilité d'usage mixte professionnel-habitation et à l'exclusion de toute activité commerciale, ce qui privilégiait son caractère résidentiel qui était confirmé, dans sa durée et sa stabilité, par l'obligation pour le copropriétaire d'aviser le syndic de l'existence d'un bail et constaté que M. X... et la société X... J... avaient installé dans les lieux des occupants, pour de très brèves périodes, ou même des longs séjours, dans des « hôtels studios meublés » avec prestations de services, la cour d'appel, qui en a souverainement déduit que ces rotations des périodes de location ne correspondaient pas à la destination de l'immeuble, a, par ces seuls motifs, légalement justifié sa décision » en ordonnant la remise en état des lieux.

NB

Cette décision s’inscrit dans le cadre d’une sévérité accrue de la jurisprudence à l’égard des locations meublées de courte durée qui, par leur nature même, ne peuvent être assimilées à des activités libérales ; sans compter la possibilité pour les copropriétaires de faire échec aux changements d’affectation de locaux meublés sur le fondement de l’article L. 613-7 CCH.

Cass. 3e civ., 8 mars 2018, n°14-15864

 

30/05/2018 
Actualité Juridique par Me Jérôme Boissonnet

Cautionnement – banque – société en liquidation – prêt – défense – disproportion

La Cour de cassation rend un arrêt important en matière de cautionnement.

Elle précise que la sanction du cautionnement disproportionné est l’impossibilité pour le créancier professionnel de se prévaloir de l’engagement de caution.

30/05/2018 
Actualité Juridique par Me Jérôme Boissonnet

Achat de panneaux solaires – panneaux photovoltaïques – remboursement du prêt – banque

La Cour de cassation vient de rendre une série d’arrêt particulièrement favorables aux acheteurs de panneaux solaires qui sont également emprunteurs auprès de banques et organismes de crédits.

23/05/2018 
Actualité Juridique par Me Vincent Raffin

Droit du dommage corporel – l’actualité juridique de la notion d’aggravation

1 - Définitions :

L’aggravation correspond à l’existence d’un préjudice nouveau, lequel n’a fait l’objet d’aucune évaluation et indemnisation et dont le lien direct et certain avec le fait générateur de responsabilité peut également être établi.

Le préjudice nouveau est celui qui n’a fait l’objet d’aucune indemnisation au moment de la liquidation définitive des préjudices, soit qu’il existait à l’état latent sans manifestation extérieure ou sans incidence sur les conditions de vie de la victime au moment de la consolidation, soit que, sans qu’il y ait eu modification de l’état la victime, le règlement initial n’a pas porté sur le poste de préjudice désormais invoqué (cette dernière hypothèse résultant d’une absence d’anticipation des besoins de la victime au moment de l’évaluation médico-légale par l’expert).

23/05/2018 
Actualité Juridique par Me Vincent Raffin

Droit vétérinaire – droit de la santé animale : brèves observations sur la responsabilité juridique du vétérinaire

Au même titre qu’en matière médicale, le contrat conclu entre un vétérinaire et son client comporte, pour le praticien, l’engagement de prodiguer des soins attentifs, consciencieux et conformes aux données acquises de la science. En cas de non-conformité des soins aux règles de l’art, le vétérinaire est donc susceptible de voir sa responsabilité engagée.